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MURMURE[S]
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J’aurais pu appeler cette série NO[S] FUTUR[S], car ma sensibilité face au devenir de notre planète, ma colère et ma peur face à l’irresponsabilité des Êtres humains, à leur prise de conscience tardive, voire inexistante pour certains dont les pratiques absurdes et irrespectueuses envers la Nature peuvent encore s’observer sur les bords de routes, dans les forêts, dans les champs où le plastique encore trop utilisé et mal recyclé finit par disparaître sous terre, sur les plages, les mers et océans croulants sous des tonnes de plastiques, mon indignation contre toutes ses industries qui n’ont que profits en ligne de mire, au détriment de toutes espèces vivantes et des ressources de la Terre, m’auraient incitée à m’engager au travers de mon art, et à suggérer ses paysages tels qu’ils pourraient s’offrir à nous dans quelques années (à nous, ou sans nous) , des paysages de béton et de plastiques, désertiques, dépourvus de toutes espèces végétales, animales et humaines. Notons que le béton représente l'un des pires bilans carbones du secteur industriel. Quant aux plastiques, nous sommes suffisamment avertis de leurs nocivités, dangerosités pour l’environnement, l’eau, les aliments et même les organismes vivants, quels qu’ils soient. Et pourtant on en retrouve partout, même là où ils pourraient être remplacés, voire éliminés, et que bientôt, on trouvera plus de plastiques dans les océans que de poissons. Mais j'ai appelé cette série MURMURE[S], car plus qu’un cri, j’ai choisi de vous parler d’espoir, de rêveries sur le monde, de voyages imaginaires, de paysages fantastiques, de bruissements du vent, de la façon la plus onirique possible, comme je me suis toujours plu à le faire au travers de mes photographies, en privilégiant le plaisir de regarder la réalité avec un œil emprunt de beauté pour les choses qui nous entourent, et tout en pensant, peut-être à tord ou à raison, qu’un chuchotement s’entend parfois mieux qu’un hurlement.

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